Sommaire
Éditorial
La parabole des nombrils
Méditation
Le monde est ma paroisse
Enseignement : La pertinence du
message biblique aujourd'hui
Interview (Steven LLOYD)
Au-delà de nos frontières
(Madagascar)
Conseil National des Évangéliques
en France
Page des jeunes
(Muntzenheim-Colmar)
Présentation de la FEF-Alsace
Communiqué de Medair (Bam, Iran)
Nouvelles des Églises
(Colmar, Genève)
Dates à retenir & Communiqué
du C.A. de Landersen & Collecte de construction (EEM d'Agen)
AUTRES
LIENS

retour
à la page d'accueil
CONTACT
e-mail
|
&

FÉVRIER
2004
ENSEIGNEMENT
La
pertinence du message biblique aujourd'hui
Ceci est le résumé de la deuxième
conférence donnée par le professeur Jacques BUCHHOLD,
enseignant en Nouveau Testament à la Faculté Libre
de Théologie Évangélique de Vaux-sur-Seine
(Yvelines), lors de son passage à l'Église Évangélique
Baptiste de Colmar (Haut-Rhin) le 20 septembre 2003 (cf. numéro
de novembre 2003 pour la première partie).
Dans
cette conférence, Jacques BUCHHOLD a montré quelle
est la pertinence pour aujourd'hui de ce livre souvent méconnu
qu'est la Bible.
Un monument littéraire et historique :
Remarquons tout d'abord qu'elle est un véritable monument
littéraire : elle contient 66 livres, écrits par
des auteurs très divers (rois, berger, médecin,
etc.) au long de 1300 ans.
Ensuite, la Bible est un monument historique.
Prenons par ex. l'endroit où la Bible situait la ville
de Ninive : Voltaire disait qu'il n'y avait que du sable à
cet endroit et que la ville n'avait jamais existé. Mais
c'est la Bible qui avait raison ! En effet, quand on a creusé,
on a découvert des ruines...
Deux exemples de rencontres entre la
Bible et l'archéologie :
La guerre a souvent bloqué la situation en Palestine,
mais les fouilles archéologiques prouvent fréquemment
que la Bible avait raison et on assiste à des rencontres
intéressantes entre ce «vieux bouquin»
qu'est la Bible et l'archéologie. L'une de ces récentes
rencontres a été suscitée par la découverte
en décembre 2000 d'un ossuaire (une sorte de boîte
contenant des ossements) portant l'inscription «Jacques,
fils de Joseph, frère de Jésus» (cf.
notre numéro de décembre 2002). Une étude
a montré que cet ossuaire date probablement du premier
siècle ap. JC, les trois noms mentionnés sont fréquents,
mais il est exceptionnel qu'un ossuaire ne mentionne pas que
le défunt, surtout qu'il parle d'un certain Jésus!
André LEMAIRE a authentifié cet ossuaire ainsi
que les autorités juives l'ont fait dans un premier temps,
mais une autre expertise semble démentir cela Disons simplement
que Flavius JOSÈPHE (un historien de Palestine au premier
siècle) parle du «frère de Jésus
appelé Jacques»
Une autre rencontre entre la Bible et l'archéologie a
été la découverte en 1947 à Qumrân
de manuscrits qui datent de l'époque de Jésus.
Ces découvertes ont révolutionné ce qu'on
pensait de la Bible. En effet, les manuscrits de l'Ancien Testament
dont on disposait jusque-là dataient d'environ 900 ans
ap. JC alors que ceux retrouvés à Qumrân
datent du premier ou du deuxième siècle avant
JC. Cela représente une «distance»
d'environ 1100 ans. Or, ce qui est remarquable, c'est que les
manuscrits trouvés à Qumrân sont presque
identiques à ceux dont on disposait jusqu'alors. Ce qui
signifie qu'en plus de 1000 ans, les copistes ont réalisé
un travail de copie extrêmement méticuleux. On peut
donc raisonnablement supposer que leurs prédécesseurs
mettaient le même soin à leur travail et que nous
disposons donc de copies très fidèles aux textes
originaux (qui sont perdus).
Mais a-t-on des raisons de penser que ce livre avait quelque
chose d'important à l'époque et qu'il a de l'importance
pour nous aujourd'hui ?
Le message de la Bible pour nous aujourd'hui:
La Bible contient un message important pour nous aujourd'hui.
Elle n'est pas simplement constituée de petites histoires
isolées, mais ces histoires s'inscrivent dans un cadre,
dans une vision du monde très originale qui s'organise
en trois temps : création chute rédemption.
Cela peut sembler banal, mais c'était révolutionnaire
aux temps bibliques de penser qu'un jour, un dieu avait parlé
et créé le monde : aucune autre religion n'avait
jamais dit ça! Jusqu'à Moïse, l'idée
qu'il n'y avait qu'un seul dieu n'existait pas.
Le mal moral:
Avant l'apparition du monothéisme, le mal et
le bien se comprenaient dans le paganisme comme l'expression
d'une lutte entre les divinités. Cela n'est évidemment
plus possible quand on n'a qu'un seul Dieu! Dans ce cas, toute
la création est bonne et le mal devient injustifiable,
tout mal devient moral. Seule la Bible fait de la mort de l'homme
un mal moral, ou plus exactement un jugement de Dieu sur le mal
moral. En effet, si Dieu est le créateur, le mal devient
quelque chose de trrible puisque les hommes et les femmes qui
meurent sont des créatures de Dieu: ça change tout
!
Des conséquences concrètes
:
Il y a des conséquences très concrètes
à cette vision du monde:
- selon le philosophe Karl JASPERS (1883-1969), la science n'a
pu apparaître que dans un monde chrétien,
car lorsque vous êtes dans un monde où tous les
éléments sont comme « envahis » par
des démons, cela suppose une présence spirituelle
dans les objets, le divin est partout, le monde est comme «
enchanté ». Et quand à chaque phénomène
qui se produit, on trouve une explication religieuse, cela n'encourage
pas la recherche scientifique !
- L'écrivain Bernard-Henri LÉVY souligne que c'est
l'héritage judéo-chrétien qui a fait découvrir
l'intériorité. Il dit que dans la tragédie
grecque, les individus sont les jouets des divinités.
Il en est tout autrement dans la Bible. Selon lui, il suffit
de lire l'histoire de Job : celui-ci perd tout, sa femme le renie,
et tout cela est dû au diable. Pourtant il ne le cite pas
mais ne fait que s'adresser à Dieu Ou bien dans les psaumes,
il est fréquemment question de gens qui parlent de leur
souffrance à Dieu et lui crient leur douleur. C'est l'expression
d'hommes et de femmes qui se plaignent justement parce qu'il
y a Dieu ! On est loin des divinités païennes. Comment
voulez-vous vous révolter s'il n'y a pas Dieu ?
C'est cet héritage-là qui a permis de découvrir
l'intériorité.
L'actualité du message biblique
: la vérité et la résurrection
- Dans le monde païen, il n'y a pas une
mais des vérités, alors que la Bible souligne
qu'il y a une seule vérité. Face à
une laïcité molle qui laisse chacun dans ses idées
sans chercher à le convaincre qu'il a tort, laïcité
qui interdit la conviction et «fabrique» des
gens qui ne savent plus ce qu'il faut penser, la Bible affirme
des certitudes absolues et valables pour tout le monde. La chanteuse
Mylène FARMER retraduit bien la pensée majoritaire
de notre monde moderne quand elle affirme dans son album «Les
Mots» qu'il n'y a plus d'enchantement et qu'elle pose
la question: «Comment puis-je savoir que l'autre comprend
ce que je veux dire quand je lui dis : " Je t'aime"?»
- Enfin, le message de l'Écriture concernant la mort est
particulièrement pertinent pour aujourd'hui. En effet,
la mort ne fait plus partie de notre expérience et pourtant
elle fait partie de l'expérience de chacun. La mort est-elle
la fin de tout de sorte que nous pourrions dire: «Mangeons
et buvons car demain nous mourrons»? Non, la Bible
nous permet d'affirmer qu'il y a la résurrection : le
message de la Bible est un message d'espérance !
A suivre.
Christian BURY
© Tous droits de reproduction
réservés. Détail des conditions
de reprise des articles
Toute remarque et tout courrier
à propos du Messager
Chrétien
© Copyright février
2004 - Union de l'Eglise Evangélique Méthodiste
-
|